LIFELINE

LIFLINE est une tentative de rendre visible les liens permanents entre le passé, le présent, le futur de toutes les formes de vie.

D’une part, j’utilise une plaque de verre et d’anciens négatifs photographiés par des membres de ma famille entre 1910 et 1940, pour composer de nouvelles images qui incluent certains de mes propres négatifs, ainsi que des objets tridimensionnels scannés. L’autre technique consiste à récupérer, par un processus chimique, le négatif du film instantané qui n’a pas la précision du film ou de l’image numérique. Le résultat d’une prise de vue instantané peut être aléatoire. Comme on le sait, le film instantané « altère » la réalité. Il permet un rendu imprévisible du sujet photographié, mais que je considère tout aussi réel que la réalité commune.

L’ensemble de ces processus revient à poser la question de l’origine de l’image mentale que suscite le paysage sous nos yeux. Est-elle interne au paysage, véhiculé par l’écoulement du temps, ou est-ce le contraire? Percevons-nous le paysage avec émotion parce que nous «voyons» aussi les autres formes de réalité qu’il contient?

 

LIFLINE is an attempt to make visible the permanent links between the past, the present, the future of all life forms.

On the one hand I use glass plate and old negatives shot by members of my family between 1910 and 1940, to compose new images including some of my own negatives as well as scanned three-dimensional objects. The other technique consists of recovering, by a chemical process, the negative of the instantaneous film which does not have the precision of the silver film or the digital image. The result of an instant film shooting can be random. As we knows, it « distorts » reality. It allows for an unpredictable rendering of the photographed subject, but which I consider just as real as the common reality. 

Together these processes amount to asking the question of the origin of the mental image that the landscape before our eyes arouses. Is it internal to the landscape, conveyed by the flow of time, or is it the opposite? Do we perceive the landscape with emotion because we « see » the other forms of reality it contains?

 

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