LATENCE

Latence

« La latence (du latin latens, caché) désigne la qualité d’une propriété dissimulée et amenée à apparaître ultérieurement. Dans diverses circonstances, il s’agit également de temps de latence ou période de latence pour désigner le délai entre une action et le déclenchement d’une réaction, à savoir un retardement. »

Pour la première fois dans l’histoire, l’espèce dominante que nous formons dresse le bilan de son activité sur terre. Irrémédiablement chacun de nous fait face à la question existentielle individuelle et collective du monde.

« L’amplification des objets et leur hétéroclisme escamote la nudité des espaces, fait dérober le premier silence des choses, harponne la vision, l’ouïe, la sensation du corps, empêche la naissance d’une urbanité agréable, rationnelle… C’est le développement du goût de l’accumulation, de l’entassement de tout et de rien, de tout rebut. Et cela s’accompagne souvent de bruits, de sonorités, comme activité infatigable, essence même de la société qui veut refouler coûte que coûte le silence archaïque de la vie et l’esthétique naturelle des lieux. »     Hassan Whabi – La Tyranie du commun

Il n’y a pas qu’une seule réponse possible à la question des transformations inévitables qui s’annoncent, mais nous avons besoin du temps de latence. Celui de l’écoute, la réflexion et du silence. Il ne s’agit ni de fin, ni de début, mais de ce moment auquel nous prêtons si peu attention et qui pourtant est déterminant.

Le temps d’une respiration.

« La latence (du latin latens, caché) désigne la qualité d’une propriété dissimulée et amenée à apparaître ultérieurement. Dans diverses circonstances, il s’agit également de temps de latence ou période de latence pour désigner le délai entre une action et le déclenchement d’une réaction, à savoir un retardement. »

Le mot « Latence » se compose de 7 lettres – chiffre considéré comme au combien symbolique de par le monde. 7 images accompagnent chacune des lettres. Les photographies évoquent ce moment dans lequel nous vivons aujourd’hui, un monde à l’arrêt, en suspension, imprégné de nos traces, vide en apparence. Images simples, posées, de paysages ponctués de quelques portraits et objet du quotidien, usés. Il s’en dégage une ambiance insolite. Le noir et blanc est très doux, comme en attente d’un parti pris plus tranché. Je porte ce projet depuis 8 ans. De la France à Malte, au Ladakh, à l’Écosse, etc, ces paysages et ambiances semblent universels, sans frontières. Latence est donc d’une part un projet de de livre comprenant 49 images et une exposition de 55 photographies environ.

 

 

Latency

« Latency (from the Latin latens, hidden) refers to the quality of a property that is hidden and will appear later. In various circumstances, it is also referred to as latency or latency period, to denote the delay between an action and the initiation of a reaction, namely an interlude.  »

For the first time in history, the dominant species that we form is checking the balance of its activity on earth. Irreversibly, each one of us faces the individual and collective existential question of the world state and becoming.

« The amplification of objects and their heteroclism conceals the nakedness of spaces, steals the first silence of things, harpoons the vision, the hearing, the sensation of the body, prevents the birth of a pleasant, rational urbanity… It is the development of the taste of accumulation, of the piling up of everything and nothing, of any waste. And this is often accompanied by noise, sound, as a tireless activity, the very essence of society that wants to repress at any cost the archaic silence of life and the natural aesthetics of places.  »      Hassan Whabi – The Tyranny of the Common

There is not only one possible answer to the inevitable transformations that are coming, but we need the time of latency. That of listening, reflection and silence. It is neither the end nor the beginning, but this moment to which we pay so little attention and which is however determining.

The time of a breath.

The word « Latency » is composed of 7 letters – a number considered to be very symbolic throughout the world. 7 images accompany each letter.

The photographs evoke this moment in which we live today, a world at a standstill, in suspension, impregnated with our traces, empty in appearance. Simple images, posed, of landscapes punctuated by some portraits and object of the everyday life, worn. An unusual atmosphere emerges. The black and white is very soft, as if waiting for a clearer bias.  I have been working on this project for 8 years. From France to Malta, to Ladakh, to Scotland, etc., these landscapes and atmospheres seem universal, without borders. Latence is therefore on the one hand a book project comprising 49 images and an exhibition of about 55 photographs.

 

©Michel Monteaux

 

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